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pictoLe bien-être animal, pas seulement la santé et l'absence de stress

30/04/2018

« Poulets en batteries, dauphins en captivité ou animaux de compagnie : face à l'intérêt croissant pour le "bien-être animal", l'agence sanitaire Anses a publié jeudi sa définition du concept, estimant que la santé et l'absence de stress "ne suffisent pas".


"Le bien-être d'un animal est l'état mental et physique positif lié à la satisfaction de ses besoins physiologiques et comportementaux, ainsi que de ses attentes. Cet état varie en fonction de la perception de la situation par l'animal", écrit l'Anses, décrivant des "êtres sensibles et doués de différents niveaux de conscience". Déclinant différents aspects de cette définition, les experts estiment qu'"une bonne santé, un niveau de production satisfaisant ou une absence de stress ne suffisent pas". "Il faut aussi se soucier de ce que l'animal ressent, des perceptions subjectives déplaisantes, telles que la douleur et la souffrance, mais aussi rechercher les signes d'expression d'émotions positives (satisfaction, plaisir...)".


Côté besoins, ils citent la soif, le couchage, l'exploration de l'environnement et les interactions avec les congénères. Enfin, ils évoquent les attentes de l'animal et ses frustrations en cas de non satisfaction, notant que cette notion d'attente "est encore difficile à cerner en pratique". De la première loi française de protection animale en 1850 (sur les mauvais traitements en public contre les animaux domestiques) aux revendications "animalistes" plus récentes, les experts retracent l'histoire d'un thème "à la croisée de nombreuses influences parfois contradictoires, philosophiques et morales, scientifiques, technologiques et économiques, règlementaires et sociétales". Aujourd'hui "le bien-être des animaux qui vivent sous la dépendance des humains, animaux d'élevage, de compagnie, utilisés à des fins scientifiques, ou de zoo, prend une place de plus en plus importante dans notre société", souligne l'Anses, qui a ainsi estimé "nécessaire de réaliser une réflexion approfondie" qui servira de cadre à ses futures expertises.


L'Agence recommande de développer des outils spécifiques d'évaluation "selon les espèces, les stades de développement et les conditions de l'environnement", pour obtenir "une base solide pour l'analyse du risque d'atteinte du bien-être des animaux". Concernant l'élevage, les experts qualifient de "morale" la question de son bien-fondé, remis en cause par les "animalistes" en tant que relation d'exploitation de l'animal par l'homme. Ils soulignent que leur point de vue vise à "améliorer les conditions de vie des animaux plutôt qu'à contester l'existence de leur dépendance vis-à-vis des humains et d'en interroger la finalité". Chasse, abattoirs, animaux dans les cirques... Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a évoqué ces derniers mois le lancement d'une réflexion sur la condition animale, estimant nécessaire de réfléchir sur ce sujet de civilisation ».

 

Source : AFP

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © (2009) Agence France-Presse

 

 


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